Actualité archivée · #20327

C'était il y a six semaines : retour sur l'édition 2016 de la PGW

13 décembre 2016 à 20:19 · 0 commentaires

Illustration d’origine non incluse dans l’export : Illustration d’origineAlors que l'actualité côté Valve est plutôt atone en ce moment, et que l'année touche à sa fin, Vossey.com vous propose un petit debriefing (très) à froid de la Paris Games Week, le salon français consacré au jeu vidéo le plus important. Entre le 27 et le 31 octobre dernier, fired007 s'est rendu sur place pour prendre le pouls de l'événement et FrenchKat a suivi la compétition CSGO de l'ESWC.

Un salon vivant, mais bruyant (fired007)

Illustration d’origine non incluse dans l’export : Illustration d’originePlus les années passent et plus ce type de salon attire du monde. Conséquence logique, les halls sont toujours plus remplis et y déambuler relève toujours un peu du parcours du combattant.

Bon point : ce petit effet foule permet à l'ambiance d'être au rendez-vous. De nombreux visiteurs enfilent leur plus beau costume de cosplay et l'esprit reste bon enfant devant des stands particulièrement animés. Une bonne chose compte-tenu de quelques écarts de comportement déjà constatés lors des éditions précédentes... Le stand LDLC, qui fêtait ses vingt ans, était particulièrement animé avec des distributions de goodies tout le long du week-end.

Forcément, ce qui peut se gagner côté ambiance se perd côté confort. L'atmosphère est souvent lourde, beaucoup de de zone du salon sont trop bruyantes. Certes, perdre quelques points d'audition est un classique dans ce genre d'événement mais cela n'en demeure pas moins dérangeant. Autre point noir logique : pour tester les titres les plus attendus, il fallait compter deux bonnes heures d'attente avant de poser ses mimines sur la manette.

CSGO à l'ESWC : une compétition de seconde zone (FrenchKat)

Illustration d’origine non incluse dans l’export : Illustration d’origineIl y a quelques années, l'ESWC était reconnue comme un tournoi important et prestigieux pour la scène e-sport de CS:GO. Force est de constater que ce n'est plus le cas en 2016. Le tournoi, qui à l'époque regroupait les meilleurs équipes du monde, semble désormais ne réussir à attirer que les équipes du subtop et équipes-bis. La France, qui au final ne pouvait compter que sur l'ESWC pour faire venir des équipes connues le temps d'une compétition, n'accueille maintenant plus aucun tournoi majeur sur ses terres...

Cependant, il ne faut pas voir le mal partout. L'ESWC permet d'observer les stars de demain et de donner sa chance à de nombreuses équipes « mineures » de remporter un cashprize intéressant (75 000 dollars au total, dont 20 000 pour le gagnant).

Cette année, l'équipe allemande ALTERNATE aTTaX s'est imposée et les français de chez Team-LDLC, qui n'a plus grand chose à voir avec l'équipe LDLC qui a remporté la DreamHack en 2014, s'est classée deuxième.

Quel succès pour le salon ?

Le succès auprès du grand public est réel. Dans quelle proportion ? Difficile de se prononcer. Pour l'édition 2015, le syndicat du jeu vidéo, le SELL, annonçait fièrement 307 000 visiteurs. Une dizaine de jours avant l'édition 2016, ces chiffres étaient (très) fortement revus à la baisse par « Foires et Salons », le site de référencement officiel du gouvernement géré par le ministère de l'Economie, qui évoquait 195 766 visites, soit 57% de moins ! Si de nombreux salons ont tendance à « légèrement » gonfler les chiffres relatifs à leur fréquentation, le salon vidéo-ludique français décroche la palme du plus généreux dans ses arrondis...

A quelques jours de l'édition 2016, Le Monde en avait tiré un article pour rendre compte de l'incohérence.

C’est d’ailleurs l’argument avancé par le syndicat des éditeurs de logiciels de loisir (SELL), organisateur de l’événement, joint par Le Monde. « Il n’y a pas d’écart : ce sont deux chiffres différents. D’un côté, les entrées payantes sur les jours d’ouverture grand public ; de l’autre, une définition globale de la fréquentation sur la totalité du Salon (les visiteurs payants, les invités, les professionnels, les médias, les équipes du Salon et des exposants), y compris événements privatifs ou avant-premières. »

L’an dernier, le Salon avait exceptionnellement accueilli en avant-première une importante conférence de Sony. Mais, selon les chiffres de l’Office de justification des statistiques, qui prend aussi en compte les exposants, la fréquentation globale de la Paris Games Week n’atteignait même pas les 230 000 entrées, très loin des 307 000 annoncées, hors médias et soirées privatives. Et sans les exposants, invités, journalistes, on atteint à peine 196 000 visiteurs payant leur entrée.

Source : William Audureau, « En 2015, la Paris Games Week a gonflé ses chiffres de plus de 100 000 visiteurs », Lemonde.fr, 19 octobre 2016

En pleine concurrence internationale pour réussir à imposer son événement, notamment avec la Gamescom de Cologne, le SELL n'hésiterait donc pas à bidouiller la réalité pour donner l'impression que le tout récent rendez-vous français réussit à tutoyer le géant du domaine d'Outre-Rhin

Forcément, les chiffres communiqués après l'édition 2016 ne peuvent donc qu'être pris avec des pincettes. Le SELL annonce avoir accueillir 310 000 visiteurs (Emmanuel Forsans, « Bilan Paris Games Week 2016 : fréquentation record pour cette 7ème édition », Agence Française du Jeu Vidéo, 2 novembre 2016). A voir quel sera le delta avec la réalité.

Plus objectif peut-être, et preuve que la Paris Games Week n'en finit de grossir malgré tout, la surface d'exposition avait bien été augmentée : 80 000m2, soit 30% de superficie supplémentaire par rapport à 2015, parties ESWC et Game Connection (réservée aux professionnels) comprises.

Source citée à l’époque : Paris Games Week
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<p><img alt="" height="77" src="https://static.anvelia.net/userfiles/images/parisgamesweek.png" style="float:left" width="158" />Alors que l&#39;actualit&eacute; c&ocirc;t&eacute; Valve est plut&ocirc;t atone en ce moment, et que l&#39;ann&eacute;e touche &agrave; sa fin, Vossey.com vous propose un petit debriefing (tr&egrave;s) &agrave; froid de la Paris Games Week, le salon fran&ccedil;ais consacr&eacute; au jeu vid&eacute;o le plus important. Entre le 27 et le 31 octobre dernier, fired007 s&#39;est rendu sur place pour prendre le pouls de l&#39;&eacute;v&eacute;nement et FrenchKat a suivi la comp&eacute;tition CSGO de l&#39;ESWC.</p>

<h1>Un salon vivant, mais bruyant (fired007)</h1>

<p><img alt="" height="240" src="https://static.anvelia.net/userfiles/images/1479892971043_PART_1479892970945.jpg" style="float:right" width="181" />Plus les ann&eacute;es passent et plus ce type de salon attire du monde. Cons&eacute;quence logique, les halls sont toujours plus remplis et y d&eacute;ambuler rel&egrave;ve toujours un peu du parcours du combattant.</p>

<p>Bon point : ce petit effet foule permet &agrave; l&#39;ambiance d&#39;&ecirc;tre au rendez-vous. De nombreux visiteurs enfilent leur plus beau costume de cosplay et l&#39;esprit reste bon enfant devant des stands particuli&egrave;rement anim&eacute;s. Une bonne chose compte-tenu de quelques &eacute;carts de comportement d&eacute;j&agrave; constat&eacute;s lors des &eacute;ditions pr&eacute;c&eacute;dentes... Le stand LDLC, qui f&ecirc;tait ses vingt ans, &eacute;tait particuli&egrave;rement anim&eacute; avec des distributions de goodies tout le long du week-end.</p>

<p>Forc&eacute;ment, ce qui peut se gagner c&ocirc;t&eacute; ambiance se perd c&ocirc;t&eacute; confort. L&#39;atmosph&egrave;re est souvent lourde, beaucoup de de zone du salon sont trop bruyantes. Certes, perdre quelques points d&#39;audition est un classique dans ce genre d&#39;&eacute;v&eacute;nement mais cela n&#39;en demeure pas moins d&eacute;rangeant. Autre point noir logique : pour tester les titres les plus attendus, il fallait compter deux bonnes heures d&#39;attente avant de poser ses mimines sur la manette.</p>

<h1>CSGO &agrave; l&#39;ESWC : une comp&eacute;tition de seconde zone (FrenchKat)</h1>

<div class="ipsType_normal ipsType_richText ipsContained">
<p><img alt="" height="248" src="https://static.anvelia.net/userfiles/images/eswc2016.JPG" style="float:left" width="331" />Il y a quelques ann&eacute;es, l&#39;ESWC &eacute;tait reconnue comme un tournoi important et prestigieux pour la sc&egrave;ne e-sport de CS:GO. Force est de constater que ce n&#39;est plus le cas en 2016. Le tournoi, qui &agrave; l&#39;&eacute;poque regroupait les meilleurs &eacute;quipes du monde, semble d&eacute;sormais ne r&eacute;ussir &agrave; attirer que les &eacute;quipes du subtop et &eacute;quipes-bis. La France, qui au final ne pouvait compter que sur l&#39;ESWC pour faire venir des &eacute;quipes connues le temps d&#39;une comp&eacute;tition, n&#39;accueille maintenant plus aucun tournoi majeur sur ses terres...</p>

<p>Cependant, il ne faut pas voir le mal partout. L&#39;ESWC permet d&#39;observer les stars de demain et de donner sa chance &agrave; de nombreuses &eacute;quipes &quot;mineures&quot; de remporter un cashprize int&eacute;ressant (75 000 dollars au total, dont 20 000 pour le gagnant).</p>

<p>Cette ann&eacute;e, l&#39;&eacute;quipe allemande <strong>ALTERNATE aTTaX</strong> s&#39;est impos&eacute;e et les fran&ccedil;ais de chez <strong>Team-LDLC</strong>, qui n&#39;a plus grand chose &agrave; voir avec l&#39;&eacute;quipe LDLC qui a remport&eacute; la DreamHack en 2014, s&#39;est class&eacute;e deuxi&egrave;me.</p>
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<h1>Quel succ&egrave;s pour le salon ?</h1>

<p>Le succ&egrave;s aupr&egrave;s du grand public est r&eacute;el. Dans quelle proportion ? Difficile de se prononcer. Pour l&#39;&eacute;dition 2015, le syndicat du jeu vid&eacute;o, le SELL, annon&ccedil;ait fi&egrave;rement 307 000 visiteurs. Une dizaine de jours avant l&#39;&eacute;dition 2016, ces chiffres &eacute;taient (tr&egrave;s) fortement revus &agrave; la baisse par <a href="https://www.foiresetsalons.entreprises.gouv.fr/fichemanif.php?manif=17819&amp;decl=44">&quot;Foires et Salons&quot;</a>, le site de r&eacute;f&eacute;rencement officiel du gouvernement g&eacute;r&eacute; par le minist&egrave;re de l&#39;Economie, qui &eacute;voquait 195 766 visites, soit 57% de moins ! Si de nombreux salons ont tendance &agrave; &quot;l&eacute;g&egrave;rement&quot; gonfler les chiffres relatifs &agrave; leur fr&eacute;quentation, le salon vid&eacute;o-ludique fran&ccedil;ais d&eacute;croche la palme du plus g&eacute;n&eacute;reux dans ses arrondis...</p>

<p>A quelques jours de l&#39;&eacute;dition 2016, <a href="http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/10/19/les-mauvais-calculs-de-la-paris-games-week_5016283_4408996.html">Le Monde en avait tir&eacute; un article</a> pour rendre compte de l&#39;incoh&eacute;rence.</p>

<div class="copy-paste-block">
<blockquote>
<p>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;argument avanc&eacute; par le syndicat des &eacute;diteurs de logiciels de loisir (SELL), organisateur de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, joint par <em>Le Monde</em>. <em>&laquo;&nbsp;Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;&eacute;cart&nbsp;: ce sont deux chiffres diff&eacute;rents. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, les entr&eacute;es payantes sur les jours d&rsquo;ouverture grand public&nbsp;; de l&rsquo;autre, une d&eacute;finition globale de la fr&eacute;quentation sur la totalit&eacute; du Salon (les visiteurs payants, les invit&eacute;s, les professionnels, les <a href="http://www.lemonde.fr/actualite-medias/">m&eacute;dias</a>, les &eacute;quipes du Salon et des exposants), y compris &eacute;v&eacute;nements privatifs ou avant-premi&egrave;res.&nbsp;&raquo;</em></p>

<p>L&rsquo;an dernier, le Salon avait exceptionnellement accueilli en avant-premi&egrave;re <a href="http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/10/27/la-paris-games-week-se-prepare-a-une-edition-historique_4797526_4408996.html">une importante conf&eacute;rence de Sony. </a>Mais, selon les chiffres de l&rsquo;Office de justification des statistiques, qui prend aussi en compte les exposants, la fr&eacute;quentation globale de la Paris Games Week n&rsquo;atteignait m&ecirc;me pas les 230&nbsp;000&nbsp;entr&eacute;es, tr&egrave;s loin des 307&nbsp;000&nbsp;annonc&eacute;es, hors m&eacute;dias et soir&eacute;es privatives. Et sans les exposants, invit&eacute;s, journalistes, on atteint &agrave; peine 196&nbsp;000&nbsp;visiteurs payant leur entr&eacute;e.</p>

<p>Source : William Audureau, <a href="http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/10/19/les-mauvais-calculs-de-la-paris-games-week_5016283_4408996.html#O0ucq5t4gJ8zURJ3.99">&quot;En 2015, la Paris Games Week a gonfl&eacute; ses chiffres de plus de 100 000 visiteurs&quot;</a>, Lemonde.fr, 19 octobre 2016</p>
</blockquote>

<p>En pleine concurrence internationale pour r&eacute;ussir &agrave; imposer son &eacute;v&eacute;nement, notamment avec la Gamescom de Cologne, le SELL n&#39;h&eacute;siterait donc pas &agrave; bidouiller la r&eacute;alit&eacute; pour donner l&#39;impression que le tout r&eacute;cent rendez-vous fran&ccedil;ais r&eacute;ussit &agrave; tutoyer le g&eacute;ant du domaine d&#39;Outre-Rhin</p>

<p>Forc&eacute;ment, les chiffres communiqu&eacute;s apr&egrave;s l&#39;&eacute;dition 2016 ne peuvent donc qu&#39;&ecirc;tre pris avec des pincettes. Le SELL annonce avoir accueillir 310 000 visiteurs (Emmanuel Forsans, &quot;<a href="http://www.afjv.com/news/6891_frequentation-record-pour-la-paris-games-week-2016.htm">Bilan Paris Games Week 2016 : fr&eacute;quentation record pour cette 7&egrave;me &eacute;dition</a>&quot;, <em>Agence Fran&ccedil;aise du Jeu Vid&eacute;o</em>, 2 novembre 2016). A voir quel sera le delta avec la r&eacute;alit&eacute;.</p>

<p>Plus objectif peut-&ecirc;tre, et preuve que la Paris Games Week n&#39;en finit de grossir malgr&eacute; tout, la surface d&#39;exposition avait bien &eacute;t&eacute; augment&eacute;e : 80 000m2, soit 30% de superficie suppl&eacute;mentaire par rapport &agrave; 2015, parties ESWC et Game Connection (r&eacute;serv&eacute;e aux professionnels) comprises.</p>
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